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Une histoire qui en dit long!

1671

À la demande de l’intendant Jean Talon, les premiers cours d’hydrographie et de navigation sont dispensés au Collège de Québec

1717

Le roi accorde le droit aux Jésuites d’attribuer les brevets aux pilotes de la colonie de la Nouvelle-France

Il existe alors deux secteurs voisins dont les frontières sont établies par l’Acte concernant le pilotage : entre l’île du Bic et Québec (pilotes d’en bas) et entre Québec et Montréal (pilotes d’en haut)

1730

Création de la station de pilotage du Bic

1731

Création de la station de pilotage de l’île Verte

La station de pilotage de l’île Verte déménage à l’île aux Coudres

1762

Il devient obligatoire de détenir un brevet de pilote pour mener un bateau sur le Saint-Laurent

1805

Le Parlement bas-canadien forme la Maison de la Trinité de Québec

Création d’un Fonds des pilotes infirmes.

1809

Le chantier Logan, situé près de la brasserie Molson, lance l’Accommodation. C’est le premier bateau à propulsion mécanique à naviguer sur le fleuve Saint-Laurent

1812

Création du Fonds des pilotes infirmes de Montréal

1825

Ouverture du canal de Lachine

1832

Le Parlement bas-canadien scinde la Maison de la Trinité de Québec en deux: celle de Québec et celle de Montréal

1833

Rédaction par le notaire Louis Panet du texte juridique qui fait foi de document de base de la Société des pilotes branchés pour le Havre de Québec et au-dessus. Il s’agit d’une entité externe et indépendante de la Maison de la Trinité. Rejet de la demande de création de ce regroupement par la Maison de la Trinité même

1839

La Maison de la Trinité de Montréal voit les limites de sa juridiction s’étendre du bassin de Portneuf jusqu’au port de Montréal, comprenant les havres de Trois-Rivières et de Sorel

1849

La limite ouest du district de pilotage compris entre Portneuf et le port de Montréal est repoussée jusqu’à la Pointe Saint-Charles

1850

Le 21 mai, les pilotes adressent une pétition à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada réclamant la création d’une corporation

Le 10 août, l’Acte pour incorporer les pilotes pour le havre de Québec et au-dessus est signé

1854

Fin du dragage du chenal maritime entre Québec et Montréal. Il atteint maintenant une profondeur de 4,9 m et une largeur de 76,2 m. Quatre ans de travaux permettent désormais le passage de navires à vapeur de plus en plus gros dont le tirant d’eau dépasse parfois les 4 m

1860

La fin de la libre concurrence où prime la règle du « premier arrivé, premier à bord »

1864

Le pilotage devient obligatoire entre Québec et Montréal pour les navires de plus de 125 tonneaux qui proviennent d’un port extérieur à la province de Québec

1867

Un premier record est brisé au port de Montréal : 500 navires le visitent

Création de la Commission du Havre de Montréal le 1er juillet

 

Création du Commitee on Pilots, Buoys and Beacons, faisant partie intégrante de la

 

Commission du Havre

 

Création et signature des documents officiels à Deschambault de l’Association du tour de rôle qui est à l’origine de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent central actuelle.

 

Création du premier comité de pilotes, issu de l’Association du tour de rôle, qui représente les pilotes de ce regroupement auprès de la Commission du Havre.

1883

D’importants travaux de dragage se font sur toute la longueur du chenal de navigation de Québec à Montréal. Sa profondeur atteint maintenant 7,5 m et sa largeur, 90 m

1884

Une demande d’incorporation est faite au Parlement par l’Association du tour de rôle. La demande est rejetée par le Sénat

1896

Une seconde demande est faite de la part de l’Association du tour de rôle. La demande est rejetée par le Sénat

1897

Suite au rejet, le 18 juin, 52 pilotes œuvrant dans la circonscription comprise entre Québec et Montréal arrêtent tout travail et ce, jusqu’au 26 du même mois.
Suite à l’importante grève de 1897, Cléophas Auger présente un mémoire énumérant les revendications des pilotes concernant les conditions de travail, mais aussi l’entretien général du chenal de navigation

1903

Dissolution de la Commission du Havre de Montréal

La responsabilité du pilotage entre Québec et Montréal est confiée au Ministère de la marine

1918

Le 27 décembre, les pilotes fondent à Deschambault l’Association des Pilotes Unis de Québec à Montréal (United Montreal Pilots)

1958

La Corporation des pilotes du Saint-Laurent central (CPSLC) voit le jour

Un embâcle se forme entre Sorel et Montréal. Pris de court par cette glace, les équipages de 43 navires s’ancrent dans le secteur de Lanoraie

1959

Inauguration officielle de la Voie maritime du Saint-Laurent le 26 juin

1962

Suite à des demandes formulées, mais non répondues, les pilotes entament une grève paralysant alors la circulation maritime sur le fleuve. À la table des négociations, les pilotes du Saint-Laurent et la Fédération des armateurs

Une Commission royale d’enquête est amorcée suite à la grève des pilotes de 1962 à 1971

1964

En janvier, un premier navire, le HELGA DAN, battant pavillon danois, arrive au port de Montréal en plein hiver, marquant ainsi les premiers pas vers l’ouverture du port de Montréal 365 jours par année

1968

L’Association des Pilotes Unis de Québec à Montréal termine ses activités

1971

La Loi sur le pilotage prescrit que le pilote doit être celui qui assure la conduite du navire

Années 1990 : Le système de positionnement par satellite (GPS) s’ajoute à la technologie existante dans la timonerie

 

L’arrivée de la carte électronique, un outil qui permet de valider les positions obtenues, car on y observe la position GPS du navire

1993

Le 13 février, un important embâcle se forme sur le fleuve Saint-Laurent, entre Contrecoeur et Trois-Rivières

1999

De nouveaux travaux de dragage sont effectués dans le chenal de navigation entre Québec et Montréal. La profondeur atteint 11,3 m

2005

Début de la circulation des navires dans les deux sens, jour et nuit

2008

L’unité portable du pilote (PPU) fait partie des outils indispensables pour le pilote à bord des navires

Un système d’information électronique auquel se connecte le PPU est implanté et permet d’augmenter la sécurité du passage jusqu’à Montréal.

2010

Le 23 septembre, le navire de croisière AIDALUNA accoste pour la première fois à la jetée Alexandra, au port de Montréal. Avec à son bord 2100 passagers, il est le plus gros navire de croisière à se rendre aussi loin sur le fleuve Saint-Laurent

2013

Le port de Montréal ouvre la porte aux navires de type post-Panamax, dont la largeur atteint 44 m

2017

En mai,Transports Canada lance un examen de la Loi sur le pilotage de 1972 afin de la moderniser

Aujourd’hui : Plus de 110 millions de tonnes de marchandises diverses transigent annuellement sur le Saint-Laurent

 

80% des biens essentiels et de consommation sont livrés par navire

 

Entre 2020 à 2021 : les pilotes de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent central sont embarqués 26 050 fois à bord de navires entre Québec et Montréal